Corto Maltese et Rimbaud : le vrai cadeau de Hugo Pratt

Dans Corto Maltese en Sibérie, le conteur et mythomane de talent Hugo Pratt fait se rencontrer une dernière fois Rimbaud et le gentleman de fortune. Sur les traces de l’or blanc des Tsars en pleine révolution bolchévique, l’aventure viendra cueillir notre héros pour l’emmener à l’extrême-orient de l’Empire Russe. Alors que le train convoyant la joyeuse équipée est entrain de se précipiter dans le ravin du lac des trois frontières, le poème Sensation de Rimbaud illustre la chute :

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l’amour infini me montera dans l’âme ;
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme.

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